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Crédit d'impôt services à la personne : ce que le gouvernement a répondu pour le budget 2027

Une rumeur, puis un démenti officiel

Depuis l’été 2026, une liste de pistes d’économies budgétaires circule et revient régulièrement dans les conversations des familles que nous accompagnons. Parmi elles : la suppression ou la réduction du crédit d’impôt de 50 % pour les services à la personne.

Le 20 août 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a démenti publiquement cette information. Dans un message diffusé sur son compte officiel, il cite explicitement la « remise en cause du crédit d’impôt pour les services à la personne » parmi une série de mesures qu’il qualifie de fausses, aux côtés de la suppression des APL pour les étudiants, du gel du RSA et du minimum vieillesse.

Le même message précise deux choses importantes : le budget pour 2027 était, à cette date, encore en préparation, et les décisions réelles seraient annoncées publiquement une fois arrêtées.

Autrement dit : à ce jour, aucun texte ne supprime ni ne réduit ce crédit d’impôt. Le dispositif en vigueur reste celui que vous connaissez.


Ce qui s’applique aujourd’hui, sans changement

Le dispositif actuel n’a pas bougé :

  • Taux : 50 % des sommes engagées pour l’emploi d’un salarié à domicile ou le recours à un organisme de services à la personne.
  • Plafond général : 12 000 € de dépenses par an, soit un avantage fiscal maximal de 6 000 € par an.
  • Bénéficiaires : le crédit d’impôt est versé même aux foyers non imposables. Ce n’est pas une réduction d’impôt, c’est bien un crédit — s’il dépasse l’impôt dû, la différence est remboursée.

C’est un point que nous rappelons souvent aux familles des Pavillons-sous-Bois : beaucoup de proches aidants renoncent à déclarer des heures d’aide à domicile en pensant que, faute de payer des impôts, ils n’y ont pas droit. C’est inexact. Le détail du mécanisme est expliqué dans notre guide sur le crédit d’impôt aide à domicile.


Pourquoi ce dispositif revient chaque année dans le débat

Le crédit d’impôt services à la personne est régulièrement discuté au moment des budgets, pour une raison simple : son poids budgétaire. Il représente une dépense fiscale d’environ 7,2 milliards d’euros en 2026, et concerne entre 4,4 et 5 millions de foyers.

À l’automne 2025 déjà, un amendement sénatorial avait proposé d’abaisser le taux de 50 % à 45 %, pour une économie estimée à 720 millions d’euros. Cet amendement n’a pas été retenu dans le texte définitif.

À l’inverse, les défenseurs du dispositif avancent deux arguments constants : son effet sur l’emploi déclaré — de l’ordre de 70 000 équivalents temps plein créés depuis 2005 — et son rôle contre le travail non déclaré, qui reste estimé à près de la moitié des heures de services à domicile réalisées en France.

Nous n’avons pas à trancher ce débat. Ce qui nous intéresse ici, c’est que les familles disposent d’une information exacte et datée, plutôt que d’une rumeur.


Le calendrier à surveiller

Le Premier ministre a rappelé que les projets de loi de finances (PLF) et de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 seraient présentés fin septembre 2026.

C’est à ce moment-là, et seulement à ce moment-là, que le contenu réel du budget sera connu. Trois repères pour suivre le sujet sans se perdre dans les annonces intermédiaires :

  1. La présentation des textes, fin septembre 2026 : c’est le premier document officiel.
  2. Le débat parlementaire, à l’automne : des amendements peuvent modifier le texte dans un sens comme dans l’autre. Un amendement déposé n’est pas une mesure adoptée.
  3. La publication au Journal officiel, en fin d’année : c’est le seul moment où une mesure devient applicable.

Entre ces étapes, beaucoup de textes circulent. Tant qu’un dispositif n’est pas publié au Journal officiel, il ne s’applique pas.


Ce que cela change concrètement pour vous en Seine-Saint-Denis

Rien, pour l’instant. Si vous bénéficiez actuellement du crédit d’impôt de 50 % pour des heures d’aide à domicile, d’aide à la toilette, de préparation des repas ou de ménage, vos droits sont inchangés.

Deux conseils pratiques, indépendants de l’actualité budgétaire :

  • Conservez vos attestations fiscales annuelles. Chez Herya Care, nous fournissons systématiquement l’attestation nécessaire à votre déclaration.
  • Vérifiez que vos heures sont bien déclarées. C’est la condition d’accès à l’avantage fiscal, et elle protège aussi l’intervenante qui vous accompagne.

Si vous cumulez le crédit d’impôt avec l’APA en Seine-Saint-Denis, le calcul du reste à charge mérite d’être revu chaque année : les deux dispositifs s’articulent, et le montant réellement supporté par la famille est souvent plus faible que ce qu’elle imagine.


En résumé

  • Le 20 août 2026, le gouvernement a démenti la suppression du crédit d’impôt services à la personne.
  • Le dispositif reste à 50 %, plafonné à 12 000 € de dépenses par an, y compris pour les foyers non imposables.
  • Les textes budgétaires 2027 étaient annoncés pour fin septembre 2026 : c’est la première échéance réellement informative.
  • Aucune démarche particulière n’est à engager aujourd’hui.

Nos équipes interviennent aux Pavillons-sous-Bois, à Livry-Gargan, Aulnay-sous-Bois, Bondy, Le Raincy, Villemomble et dans l’ensemble de la Seine-Saint-Denis. Pour une question sur votre attestation fiscale ou sur le montage de votre plan d’aide, notre agence répond 7j/7 — vous pouvez nous joindre via la page contact.

Sources : compte officiel du Premier ministre (20 août 2026) ; dossier « Budget 2027 : le crédit d’impôt services à la personne de nouveau au cœur des rumeurs », Aladom, 3 septembre 2026 ; service Avance immédiate, Urssaf.

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